Ma dernière compo, pour recueillir vos avis...
Publié : 28 mai 2016, 13:18
EPILOGUE POSTHUME
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
Je vous aurais conté ces longs jours douloureux
D’espoirs sans lendemains, de révoltes, de craintes ;
Je vous aurais parlé des chimères défuntes
Qui prolongeaient ma vie, au rang des miséreux.
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
Un jour, peut-être un jour, vous relirez ces notes,
Quand de vieux souvenirs resurgiront soudain :
Vous comprendrez alors mon immense chagrin
Et la stupidité de ces guerres idiotes.
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
Non, je ne suis pas mort au combat, ni de froid,
Je suis mort d’une attente épuisante et cruelle…
J’étais malade et triste, et quand vint la NOUVELLE,
Ce fut la fin : l’espoir avait perdu son droit !
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France…
Marcel SIMONNEAU
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
Je vous aurais conté ces longs jours douloureux
D’espoirs sans lendemains, de révoltes, de craintes ;
Je vous aurais parlé des chimères défuntes
Qui prolongeaient ma vie, au rang des miséreux.
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
Un jour, peut-être un jour, vous relirez ces notes,
Quand de vieux souvenirs resurgiront soudain :
Vous comprendrez alors mon immense chagrin
Et la stupidité de ces guerres idiotes.
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
Non, je ne suis pas mort au combat, ni de froid,
Je suis mort d’une attente épuisante et cruelle…
J’étais malade et triste, et quand vint la NOUVELLE,
Ce fut la fin : l’espoir avait perdu son droit !
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France,
A vous qui, loin de moi, rêviez de mon retour ;
Je croyais, j’espérais que tout serait plus court
Et que viendrait bientôt l’instant de délivrance.
J’attendais, j’attendais, je pensais à la France…
Marcel SIMONNEAU