Bonjour Chris et les z'autres,
Sans vouloir m'étendre de trop je vais préciser ce point qui pourra servir aussi aux profanes qui s'intéressent à tout ça.
Dans tout circuit électronique il y a un état statique et un état dynamique. L'état statique appelle une consommation fonctionnelle des circuits placés en attente. En attente de quoi ? Tout simplement d'un signal. Cet état d'attente est la veille du circuit ce qui le différencie de l'arrêt. A l'arrêt, aucune consommation, c'est évident. En veille ce sera la consommation d'attente, la consommation de veille. Puis arrive la chose attendue par l'appareil pour laquelle il a été fabriqué, en général un signal. Pour un amplificateur ce sera un signal audio dans les fréquences audibles, là cela change. On passe en mode dynamique et la consommation va changer complètement en fonction du réglage du volume demandé pour un amplificateur. C'est cette consommation qui est la plus importante car les circuits électroniques appellent beaucoup plus de courant pour fournir la puissance demandée. Là, on comprend tout de suite pourquoi il y a beaucoup plus de chaleur produite par l'ampli. Hé oui, il chauffe. C'est d'ailleurs la matérialisation de la puissance perdue par les circuits d'amplification. Comme il y a des pertes d'énergie, on se retrouve bien avec la puissance fournie à l'appareil depuis le réseau EDF qui est la somme de la puissance utile plus la puissance perdue. Perdue pas forcément mais en général liée au rendement de l'appareil. Plus le rendement est proche de 1 moins il y a de puissance perdue. Il est à noter qu'un rendement de 1 n'existe pas ou est extrêmement rare dans de très spécifiques fonctions.
Un technicien pour vérifier les caractéristiques d'un appareil électronique va respecter des règles établies qui précisent que les deux modes doivent être vérifiés. C'est d'ailleurs la base du dépannage. On recherche la progression du signal en dynamique puis lorsqu'il disparait on va chercher en statique pourquoi. En mode statique on effectue les mesures sur les circuits en attente de signal. Pour un ampli, aucun son n'est fourni à l'entrée. Puis en dynamique on effectue les mesures en fournissant à l'entrée un signal de 1000 Hz. C'est avec ce signal de forme sinusoïdale qu'on va mesurer les paramètres en fonctionnement de l'appareil. De ceux-ci on en déterminera la puissance. Quant à la puissance absorbée, celle que vous allez payer à votre fournisseur d'énergie, elle se mesure avec un wattmètre alternatif. C'est la puissance instantanée qui vous est donnée par cet instrument de mesure. En réalité c'est la puissance en VA (Volt-Ampère) dès qu'on mesure du courant alternatif. Ils ont fait ce distingo pour que les techniciens sachent tout de suite de quoi ils causent : courant continu (W) ou courant alternatif (VA).
Pour rappel P=UI en courant continu et P=VI cos phi en courant alternatif. Le premier P est en Watts et le second en VA. Le cos phi représente les pertes (en simplifiant à outrance).
Bon, on va s'arrêter là. Ce n'est pas un cours de physique. C'est juste pour fixer les bons termes lorsqu'on discute de quelque chose. De plus, la majorité d'entre nous est plus concernée par la qualité du signal audio que va cracher chaque haut-parleur de sa sono plutôt que de savoir calculer la puissance perdue par l'ampli.
Oh que je vous comprends...
Que ceci ne vous gâche pas ce lundi de vacances pour certains.
@mitiés.
Georges